Test du « chapeau à jeux » ( Game Hat pour Raspberry Pi )

Le Game Hat, qui a ses propres pilotes,  tourne sous retropie ou sous recalbox modifiés

A 4 jours d’intervalle, sans même en parler entre nous, mon pote Nass et moi-même achetions tous deux la même chinoiserie chez Ali le Rapide : Le Game Hat. Une sorte de boitier d’intégration pour pi, écran, haut-parleurs et joystick…

Ce « chapeau à jeux », (crédit à mon pote  Nass)  n’est autre qu’une carte d’extension pour raspberry pi  comportant un circuit de charge indépendant, une redirection HDMI vers un petit écran de 3,5 pouces sonorisé, le tout connecté au GPIO du pi, avec en prime un stick, des boutons,  quelques entretoises, visserie et plaques de plastique.

La  version  batardisée de Retropie, est  mise à disposition sur le site de GAME HAT. Qui est familier avec l’écriture d’une image disque sur carte SD n’aura aucun problème pour préparer ce retropie.

Après une petite demie-heure de montage sans documentation, je rajoutais un accu rechargeable de 8800 mA, et des rondelles sur les axes pour éviter d’agresser le PCB avec les vis. L’accu fourni  fait 2200 mA et a une autonomie d’à peine 1 heure 30, le gros tient un peu plus de 5 heures en malmenant la bête.

Voilà le montage vu de côté avec les entretoises et l’accu.

J’adore les leds qui permettent de savoir l’état de charge de l’accu, chaque led représentant 25% de charge, ici le truc chargé à bloc. (On voit le pi pris en sandwich entre les deux plaques de plastique).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que dire de cette mini console ? Eh bien l’écran est bien contrasté et semble de qualité honorable. Les boutons font un clic affreux et je vous conseille de jouer dans un environnement dégagé sous peine d’agacer copieusement tout votre entourage !  Le joystick analogique est quant à lui de type PS3, souple et précis. On notera qu’en appuyant sur le champignon (bouton L3 sur ps3), on éteint le pi de façon douce. Le circuit de charge est temporisé et se coupera une minute après. Pour le son, les deux petits haut-parleurs  grésillent un peu sur les basses, mais le niveau  sonore est acceptable pour une utilisation domestique.

Ensuite, j’ai tenté de retirer le pcb en forme de U portant deux prises HDMI permettant de rediriger la video du Pi vers le petit LCD. Je me suis dit que j’allais récupérer une sortie TV, et jeter l’image de ma mini console direct du pi vers le téléviseur familial. Que nenni ! Les fichiers de configuration modifiés pour le petit écran doivent l’être à chaque fois que l’on change d’affichage :-/ Il faudrait donc réinjecter une config différente pour switcher du petit lcd vers un grand écran, et ce n’est vraiment pas pratique… 🙁

Le petit PCB carré bleu est le fameux pont HDMI entre le pi en bas et le circuit de charge + écran en haut. La micro USB à droite du jack du haut permet la recharge du pack pile.

La suite de mes remarques est propre à la distribution Retropie. Etant un recalboxien de la première heure,  j’adore le fait de pouvoir quasiment tout modifier depuis l’interface, sans ouvrir d’obscures fenêtres noires et sans y taper de non moins obscures lignes de commandes 😉

A l’usage de Retropie, je me suis rendu compte que l’on sort sans arrêt d’Emulation Station, pour aller vers la config du pi ou encore vers la config de Retropie. Tout n’est donc pas centralisé dans l’interface. Je vous donne un exemple :

Lorsqu’on ouvre un type de roms pour la première fois, des fenêtres bleues type MS DOS apparaissent et l’on vous demande de choisir l’emu par défaut pour ce type de roms. Le problème est que tout cela se saisit au clavier et à la souris, les boutons du hat sont inopérants. Le pire c’est qu’on ne peut plus revenir sur son choix de façon directe : Il faudra avoir un clavier sur soi pour modifier les fichiers de conf à la main, ou supprimer toutes les roms d’un émulateur, en remettre d’autres et refaire tout le cinéma de sélection de l’émulateur par défaut… :-/ Vraiment pas très convivial … Sous Recalbox, l’émulateur par défaut pour un type de roms se change à la volée dans le menu de réglages avancés…

Lorsqu’on entre dans ce menu de configuration, on sort malheureusement d’ Emulation Station, et on quitte aussi  sa convivialité…

… Pour l’austérité d’un menu  style MS DOS.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir ouvert une rom de chaque machine émulée, sélectionné le bon émulateur pour chaque,  et mis en adéquation le set de roms MAME avec la version de MAME embarquée dans Retropie, mon mini Retropie est maintenant pleinement fonctionnel. Ayant copié avec les roms les gamelist.xml de chaque répertoires de roms ainsi que les répertoires « media », je n’ai pas eu besoin de scraper, tout le contenu s’est mis en place tout seul car j’avais déjà fait l’opération sur ma Recalbox avant la copie. 😉

Dire que j’ai fait tout cela parce que je prends l’avion  lors de mes prochains congés, et que je ne me voyais pas me traîner un écran PC dans la valise, avec le pi, les pads et tout le bordel !  Et puis la bourgeoise n’aurait pas été d’accord 😉

Voilà donc ma solution multi-consoles pour congés annuels, et ce  pour seulement 38 balles  😉

A bientôt.

 

 

 

 

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