Mai 18

Player One

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Player One, un magazine qui a su évoluer avec son temps  et a été le premier à traiter de l’actualité des consoles de jeux vidéo au début des années 90 (septembre pour être exact lors de la sortie de l’Amstrad GX4000).

Sans_20titre-2En effet, jusque-là, la presse spécialisée dans ce domaine n’évoquait que l’informatique et les jeux développés sur les différents supports de l’époque (Amiga 500, Atari ST, Amstrad CP 6128).

Player One, par son style (visuel et d’écriture), a permis de nous faire mieux connaître en France toutes ces machines venant du pays du soleil levant. Cela se traduisait par des doubles pages avec des exclusivités sur certains titres de jeux non commercialisés dans l’hexagone.

Ce magazine a inventé  à travers des dessins, des symboles, une manière de se retrouver dans les différents jeux testés (sorte de classification graphique répertoriant les genres : combat, sport, shoot’em up, tir, aventure…).

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Une autre nouveauté fut la publication de soluces complètes de jeux sous forme de plans dessinés représentant les niveaux avec des indications sur la manière de vaincre les boss.

Cela nous paraît normal à l’heure actuelle avec Internet où on trouve toutes les soluces en quelques secondes, mais il faut savoir qu’en 1990, à part le minitel ou le téléphone de la Hot-line Nintendo, le joueur devait se débrouiller tout seul comme un grand, trouver les Warp zone et autres passages secrets après des heures et des heures d’acharnement sur un titre.

Extrait de la soluce du jeu : The legend of Zelda sur la NES (plans des 2 premiers donjons)

Extrait de la soluce du jeu : The legend of Zelda sur la NES (plans des 2 premiers donjons)

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L’intérêt du magazine reposait aussi auprès des lecteurs pour sa franchise et son humour.

Les testeurs sous des noms d’emprunt ou pseudonymes devenus célèbres à l’époque (Iggy, Crevette, Chris, Matt Murdock) ne faisaient pas dans le détail, si un titre méritait une mauvaise note, ils ne se privaient pas, il y avait moins de censure.

Ci-contre : un exemple d’un jeu qui n’a pas vraiment suscité l’enthousiasme ni l’intérêt du testeur Iggy.

 

Malheureusement, à partir du milieu des années 90, l’écriture dans la presse des jeux vidéo a changé, plus conventionnelle, plus de gardes fous (car économiquement  les ventes de jeux vidéo ont explosé, plus d’argent sur le marché pour chaque projet de jeu).

Avec l’émergence d’autres magazines, puis, du web, cela s’est traduit par une concurrence plus forte et au final plus de difficultés pour Player One de garder des exclusivités, aboutissant à la lente fin puis disparition définitive du magazine en  janvier 2000.

On gardera aussi à l’esprit son côté novateur concernant ses couvertures avec des dessins où l’on découvrait chaque mois un joueur avec une casquette, Sam Player, sorte de mascotte visuelle du magazine, toujours entouré de personnages ayant marqué l’histoire des jeux vidéo, puis ensuite du cinéma (d’autres rubriques ont ensuite vu le jour afin d’élargir son champ d’action et toucher davantage de lecteurs).

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Pour finir, je vous ai mis quelques pages de ce magazine (Test de pc kid 2 sur pc engine) devenu culte en France. Sniff…Sniff… je m’arrête là, j’aurai pu vous en parler pendant des heures, étant fan de la première heure et ayant eu recours à nombre de leurs soluces notamment Wonder Boy 2 sur master system… mais tout a une fin.

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Kenesawa

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